06.06.2009
Aveugle, mais je t'aime toujours
Partie 2
A l’époque, lorsqu’elle était devenue aveugle, Johanne n’avait même pas atteint vingt-cinq ans, elle en avait voulue à la terre entière de se retrouver perdue dans un monde où seul l’obscurité était devenue son champ de vision et même si le temps était passé, Johanne allait se retrouver face à tous ce qu’elle avait voulut oublier : L’accident et les moments difficiles qui avaient suivit avec les souffrances d’avoir dû affronter un monde qu’elle n’aurait jamais souhaité à personne tous ses efforts intenses pour tous ré-apprendre comme un nouveau né, elle ne pouvait oublier ses efforts intenses qui lui avait permit de se sentir à nouveau indépendante et autonome en passant par la phase d’acceptation de son handicap.
Cette période d’adaptation à cette nouvelle vie avait été un combat parsemé de déchirures et de luttes intérieures qui lui avait laissé des traces et même si elle aurait put mourir lors de cet accident de voiture, aujourd’hui elle était tout de même heureuse d’être toujours en vie ne serait-ce que pour essayer de rattraper ses erreurs envers Sérène.
Pendant cette période noire, Johanne avait eut besoin d’un certain temps pour évacuer les sensations de souillure qui lui avait collé à la peau, pour elle s’était comme si qu’elle s’était retrouvée plonger dans un bain de purin et qu’elle s’y était roulé pendant des heures.
Elle savait qu’a chaque fois qu’elle se trouvait replongée dans cette période de sa vie, elle n’en revenait jamais sans dégâts. Depuis le temps, elle avait appris à vivre avec ainsi qu’à gérer ses crises d’angoisses qui lui pourrissaient la vie mais beaucoup moins aujourd’hui qu’après son accident.
Ayant perdu la vue, sa vie n’avait semblé ne plus avoir de sens, le désespoir avait plus d’une fois courut dans ses veines. Souvent repensant à Sérène qu’elle avait tant aimée et qu’elle aimait toujours, sa nostalgie la dévastait, le prix à payer avait été cher pour survivre, mais la douleur avait été beaucoup trop grande et elle n’avait pas su protéger sa vie de couple et celle-ci avait volé en éclat.
Aujourd’hui regarder un arbre, une fleur, une peinture, tous cela lui manquait terriblement.
Elle avait aussi apprit à se déplacer différemment, et adapter son mode de vie à son handicap. A l’époque où Sérène partageait sa vie, celle-ci l’avait énormément aidée car elle l’avait toujours soutenu, la remettant toujours sur les rails lorsqu’elle perdait tous envie de se battre. Mais Johanne l’avait remercier d’une bien douloureuse manière, Sérène l’avait poussé à apprendre le braille pour le lire et l’écrire, tous cela dans les premiers temps lui était apparu comme secondaire, inutile voir insupportable mais très vite, lorsque Johanne s’était retrouvée seule, livrée à elle-même, cela c’était avérer sa seule ouverture vers le monde extérieur et en son for intérieur elle l’avait remercié plus d’une fois pour avoir insisté qu’elle apprenne ce langage.
La lecture avait toujours été l’une de ses passions et cela lui avait permit malgré le peu d’ouvrage qui était disponible en braille, de garder l’attrait qu’elle avait eut pour la littérature. Celle dont certains éditeurs ne se souciaient jamais des gens comme elle, comme s’il n’existait pas de gens sur terre qui souffrait de cécités par chance les choses évoluaient mais jamais bien assez vite lorsque étiez concernée.
Johanne avait perdu un sens qui était très important puisqu’elle n’avait jamais eue véritablement à développer ses autres sens comme toute personne normale. Elle vivait avec ses automatismes. Mais cette cécité soudaine lui avait permit de compenser et développer d’autre sens, comme celui du touché et de l’ouie.
Mais cela se limitait à un petit périmètre bien apprit par cœur sinon chaque déplacement qu’elle devait faire en dehors de cette surface la rendait dépendante, vulnérable, fragilisé. Chose que même après toutes ses années, Elle avait du mal à vivre et à accepter.
15:59 Publié dans écriture et Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : une suite de l'amour entre deux femmes



































































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